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Communautés culturelles


Malgré l’omniprésence des francophones, Val-d’Or compte une multitude de communautés culturelles, et ce, dès ses premiers balbutiements. Leur arrivée et leur nombre ont évolué selon les époques. On peut dénombrer différentes vagues d’immigration à Val-d’Or qui compose sa richesse culturelle si particulière dans le Québec.

Les textes et les photos sont présentés par la Société d'histoire et de généalogie de Val-d'Or.

Vagues d'immigration

Première vague

Avec l’implantation des mines et les débuts, de nombreux Européens, ayant immigré au Canada dans les années 1920, viennent s’établir à Val-d’Or attirer par le travail que promet les découvertes aurifères… Ils proviennent principalement d’Europe Centrale et de l’Est : Polonais, Ukrainiens, Lithuaniens, Croates, Slovènes, Slovaques, Russes, Bulgares, Finlandais, Géorgiens et Tchèques. On retrouve aussi des Juifs venus faire commerce et des Chinois à titre de restaurateur. Parmi cette cohorte, certains se démarquent. On peut penser à Stanley Siscoe, Polonais, Mike Mitto, Géorgien, Fred Henry, Allemand et Théodore Koulomzine, Russe, acteurs du domaine minier. D’autres groupes d’Européens viendront aussi s’établir à Val-d’Or, en moins grand nombre et, sur une plus grande période de temps, notamment des Allemands, Autrichiens, Britanniques, Irlandais, Néerlandais et Grecs.

Deuxième vague

Après les dévastations de la Deuxième Guerre mondiale, de nombreuses personnes quittent le continent européen. Ainsi, Val-d’Or accueille principalement des Polonais et Italiens. Ils viendront remédier au manque de main-d’œuvre dans les mines. 

Troisième vague

Celle-ci se déroule à divers moments, selon les mouvements politiques. Les réfugiés politiques cherchent asile au Canada et Val-d’Or en reçoit sa juste part. En 1957, après le déploiement de force de l’URSS, de nombreux Hongrois fuient et certains d’entre eux viennent chercher refuge à Val-d’Or. Avec la dictature des Duvalier, de nombreux Haïtiens, surtout l’élite, viennent s’établir au Québec dans les années 1960-1970 et certains choisiront Val-d’Or comme lieu de domicile. Dernière vague de  réfugiés  politiques,  les « Boat-Peoples » s’ajoute aussi à la population valdorienne. Ces personnes arrivent du Viêt-Nam et du Laos au début des années 1980.

Quatrième vague

Val-d’Or est aussi touchée par l’immigration plus récente. Elle est reflet de celle du Québec, à moindre échelle! Il y a beaucoup de ressortissants francophones provenant de l’Europe (France, Belgique, Suisse), de l’Afrique (Maroc, Tunisie, Algérie, Égypte,  Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal, Seychelles), mais aussi d’autres provenant d’Amérique du Sud (Honduras, Pérou, Guatemala, Bolivie, Chili, Colombie, Venezuela) et du Moyen-Orient (Liban, Syrie, Jordanie, Iran). On compte aussi des personnes provenant des États-Unis, du Mexique, des Philippines et d’Australie. Ces personnes ont principalement immigrés pour des raisons économiques, espoir d’une meilleure vie de que celle dans leur pays d’origine.

Quelques chiffres…

En 1941, la population francophone représente 60%, celle anglophone 16% et celle des autres pays européens 22%. Il y a une prédominance d’Ukrainiens dans ce contingent.

En 1961, les proportions change pour 83% chez les francophones, 6% chez les anglophones et 11% pour les autres immigrants. Ici, les Polonais et Italiens prédominent.

En 1991, le pourcentage de population d’origine ethnique autre que celle des Québécois de souche se situe à environ 5% (y sont inclus Européens, Asiatiques, etc.). Ainsi, on dénombre 620 citoyens d’origine britannique, 190 Allemands, 145 Italiens, 75 Polonais, 50 Ukrainiens et 30 Chinois sur une population de 23 842 âmes.

 

En 2011, le visage de la population valdorienne a beaucoup changé. La langue maternelle des Valdoriens est principalement le français (92%), on retrouve, dans une moindre mesure  l’anglais (3%). On constante que l’arabe, le polonais et l’espagnol occupent une toute petite place (0,3%, 0,2% et 0,2%, respectivement) parmi les langues maternelles des habitants valdoriens. Fait à noter, la MRC de la Vallée de l’Or reçoit le plus d’immigrants dans la région avec 38,9% pour la période de 2004 à 2013.

L’intégration

Le principal défi de tout immigrant est l’intégration, peu importe la personne et/ou le lieu. La langue semble être l’élément clé pour bien s’adapter à son nouvel environnement. De fait, l’apprentissage du français est nécessaire pour demeurer dans une localité comme Val-d’Or. Dans les années 1950, des efforts de francisation voit le jour pour les communautés polonaise et ukrainienne par le biais de l’abbé Edmond Litznerski et de celui de l’abbé Léo Chayka. En ce qui concerne l’immigration plus récente, la connaissance du français semble plutôt majoritaire avec un pourcentage de 75,7 pour la région de l’Abitibi-Témiscamingue pour la période de 2004 à 2013. Ainsi, les nouveaux immigrants sont, en grande partie, capables de se débrouiller dans cette langue pour vaquer à leurs occupations.

La présence d’anciennes communautés culturelles est encore visible dans le paysage valdorien. On a qu’à penser à l’église orthodoxe russe, église catholique ukrainienne et au nom de famille de plusieurs! La richesse de tout ce patrimoine fait de Val-d’Or une ville ouverte sur le monde entier où la diversité témoigne de sa bonne entente.

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